Des campagnes de mesures dans des lieux fréquentés par le public mettent en évidence la mauvaise qualité de l’air intérieur des écoles et des piscines. Parmi les solutions : mieux ventiler et abandonner le chlore. Concilier efficacité énergétique, qualité de l’air intérieur et santé, constitue une problématique sensible où les solutions de compromis ne sont pas toujours envisageables. C’est le thème d’un colloque, organisé par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), dans le cadre de Pollutec…
Cette mauvaise qualité de l’air intérieur concerne les piscines où, paradoxe, la désinfection de l’eau des bassins conduit à une pollution de l’air. La déchloramination de l’eau par des lampes UV, très utilisée dans ce type de locaux, génère une production de trichloramines et de trihalométhanes dans l’air. Or, on sait que les premières sont des produits irritants pour les yeux et le système respiratoire, et que le chloroforme est un trihalométhane classé cancérogène probable pour l’homme. C’est pourquoi une circulaire de la Direction générale de la santé (22 février 2008) impose deux fois par an des mesures de concentration dans l’air de ces produits. "Les mesures effectuées par Atmo Picardie montrent que les doses dépassent souvent le seuil de confort (0,5 mg/m3)", constate Alain Cornille, directeur de cette association de surveillance de la qualité de l’air. C’était le cas dans la piscine de Villers-Cotterêts (Aisne) où la solution est venue de l’utilisation d’une autre méthode que la chloration de l’eau, à savoir son ozonisation. Seul inconvénient : le coût de l’opération.
C’est aussi un problème de financement qui risque de freiner la formation des conseillers médicaux en environnement intérieur (CMEI), capables de réaliser un diagnostic sanitaire et de préconiser des solutions. Un sujet qui doit être pris en compte dans les chapitres sur la qualité de l’air intérieur de la prochaine loi sur l’air.
Lire la suite www.lemoniteur.fr Le Moniteur Construction durable – 02/12/08