Une évidence trop souvent oubliée : le sport n’existerait pas sans les lieux de pratique. Or ces lieux ne sont pas neutres par rapport à la qualité de la pratique et à la santé des usagers. Par ailleurs ils s’inscrivent dans des territoires à la vie desquels ils participent sur les plans social, sociétal, économique et environnemental. Quelles sont les conditions pour que les lieux de pratique remplissent au mieux leur fonction première et répondent aux attentes de l’ensemble des publics ? Quelles sont les conditions pour qu’ils contribuent au mieux au développement durable des territoires ? Ces vastes champs, pourtant essentiels et liés, sont largement ignorés par la recherche même s’il existe des travaux universitaires, mais non coordonnés, et des études intéressantes relatives à des projets et à des opérations, mais non diffusées et non exploitées plus généralement.
Le 26 avril 2006, devant la commission du suivi de l’observatoire des activités physiques, des pratiques sportives et des métiers du sport présidée par Jean-Paul Callède, en présence de Madame Edwige Avice présidente du CNAPS et de Michel Mazeran, secrétaire général, à la demande du CNAPS où il représente le ministère de l’Equipement, Roger Bonnenfant a fait une communication sur les besoins de recherche sur les lieux de pratique sportive.
Cette intervention, qui s’appuie sur l’expérience de AIRES, conclue sur la nécessité d’une relance de la recherche appliquée d’intérêt général, autrefois assurée par le ministère chargé des Sports. Le champ est vaste, de la planification à la gestion en passant par la programmation, la conception, la réalisation, la modernisation, dans un contexte qui évolue fortement et dont il faut repérer les tendances lourdes ayant une incidence sur les pratiques sportives et lieux de pratique. Même si les solutions sont à trouver localement, en fonction des spécificités des territoires et des politiques des responsables, des réflexions générales et la mise au point d’outils méthodologiques, d’indicateurs d’instruments d’observation, d’évaluation, d’échanges, de mutualisation sont nécessaires.
La note publiée dans notre espace adhérent propose, de façon non exhaustive, de nombreux sujets que l’ensemble des acteurs devraient collectivement travailler. Cela suppose, bien sûr quelques moyens, mais surtout une organisation adaptée.
Faîtes-nous part de vos réactions et propositions sur ce sujet essentiel qui est une des raisons d’être de AIRES. Nous ne sommes pas un organisme de recherche mais il nous appartient de contribuer à repérer les questions à travailler, de formaliser les thèmes, d’amorcer la réflexion, puis de sensibiliser les organismes ayant la légitimité et les moyens nécessaires.